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Le bilan comptable détaillé

On 8 septembre 2012, in Comptabilité, by admin

Le bilan comptable peut être divisé en plusieurs blocs:
– le haut de bilan
– le bilan lié à l’exploitation
– la trésorerie

Le premier niveau : Le haut de bilan

Du côté de l’actif on a les immobilisations. C’est à dire le capital technique de l’entreprise avec:
- les immobilisations incorporelles comprenant
– les frais d’établissement
– les frais de recherche et développement
– le droit au bail
– le fonds commercial

- les immobilisations corporelles
– les terrains
– les constructions (usines, hangars…)
– le matériel et les machines…
– l’outillage

- les immobilisations financières (de long terme)
– participation de long terme dans une société
– prêts accordés à long terme à une société

 

Du côté du passif on a par contre les capitaux permanents avec:

– 1) le capital : qui correspond à l’argent apporté par les actionnaires. Cet argent leur donne le droit de profiter d’une partie des bénéfices réalisés chaque année (dividendes).
– 2) les réserves : qui correspondent aux résultats antérieurs de la société et qui ont été mis de côté
– 3) le report à nouveau : résultat positif ou négatif des exercices antérieurs
– 4) le résultat de l’exercice : correspondant au résultat de l’exercice en cours
– 5) les dettes à long et moyen terme : c’est à dire les dettes qui seront remboursées sur plus d’un an et qui ont été prêtées par des banques ou des organismes de crédit pour financer du haut de bilan (ici l’actif c’est à dire des immobilisations).

La somme des éléments 1 + 2 + 3 + 4 correspond aux capitaux propres appartenant à la société
La somme de 1 + 2 + 3 + 4 + 5 correspond quant à elle aux capitaux permanents

Important: en règle générale des immobilisations sont financées par des capitaux permanents. Si tel n’est pas le cas (ex: immobilisations financées par découvert) la situation est anormale et dangereuse.

Le deuxième niveau : les éléments du bilan liés au cycle d’exploitation

Du côté de l’actif on a les éléments que l’entreprise ne possède que de façon temporaire et qui seront plus ou moins rapidement transformés en liquidités.

On a ainsi:
– les stocks: que ce soit des stocks de matières premières, d’en cours, de produits finis ou bien encore de marchandises
– les avances et acomptes versés sur des commandes fournisseurs
– les créances clients (c’est à dire les montants correspondants à des éléments vendus non encore encaisséss)
– les autres créances

Du côté du passif on a par contre les sommes dues à l’entreprise du fait de son activité à savoir:
– les avances et acomptes reçus sur des commandes clients
– les dettes vis à vis de fournisseurs (montants correspondant aux achats de la société non encore réglés)
– les dettes fiscales et sociales
– les autres dettes

Le troisième niveau : La trésorerie

A l’actif on a le disponible. il correspond aux montants positifs que l’entreprise possède sur ses comptes bancaires. Cet argent est utilisable immédiatement.

Au passif on a les dettes à court terme. Elles correspondent aux facilités de caisses accordées par les banques (découverts bancaires, crédits de trésorerie).

Important:lorsque les dettes à court terme dépassent le disponible la situation est très grave car la trésorerie devient négative.

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Le compte de résultat, qu’est ce que c’est ?

On 8 septembre 2012, in Comptabilité, by admin

Le compte de résultat reprend les différentes charges et produits d’une entreprise. C’est à dire ce qu’elle a gagné et dépensé. Grâce à lui et en comparant ces produits et ces charges on peut déterminer le résultat net d’une société.

Il est composé de 3 parties distinctes:
– les charges et produits d’exploitation
– les charges et produits financiers
– les charges et produits exceptionnels

Le compte de résultat permet par conséquent d’obtenir de façon rapide quatre résultats:
– le résultat d’exploitation (différence entre les produits et les charges d’exploitation)
– le résultat financier (différence entre les produits et charges financières)
– le résultat exceptionnel

– Le résultat net. Ce dernier résultat est égal à la somme des trois premiers résultats diminué de l’impôt sur les sociétés et de la participation aux bénéfices.

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Les classes comptables et leurs subdivisions

On 8 septembre 2012, in Comptabilité, by admin

Classe 1 : Les comptes de capitaux

10 – Capital
11 – Report à nouveau
12 – Résultat de l’exercice en cours
13 – Subventions d’investissements
14 – Provisions réglementées
15 – Provisions pour risques et charges
16 – Emprunts et dettes assimilées
17 – Participation

Classe 2 : Comptes d’immobilisations

20 – Immobilisations incorporelles
21 – Immobilisations corporelles
22 – Immobilisations mises en concession
23 – Immobilisations en cours
27 – Autres immobilisations financières
28 – Amortissement des immobilisations
29 – Provisions pour dépréciations des immobilisations

Classe 3 : Comptes de stocks et d’en cours

31 – Stocks de matières premières
32 – Stocks et autres approvisionnements
33 – Stocks d’en cours de produits
34 – Stocks d’en cours de services
35 – Stocks de produits (intermédiaires et finis)
37 – Stocks de marchandises
38 – Compte pour inventaire permanent
39 – Provisions pour dépréciations des stocks

Classe 4 : Comptes de tiers

40 – Fournisseurs et comptes rattachés
41 – Clients et comptes rattachés
42 – Personnel et comptes rattachés
43 – Sécurité sociale et comptes rattachés
44 – Etat et autres collectivités
45 – Comptes de tiers
46 – Autres comptes de tiers
49 – Provisions pour dépréciations de comptes de tiers

Classe 5: comptes financiers

50 – Valeurs mobilières de placement
51 – Banque
52 – Instruments de trésorerie
53 – Caisse
59 – Provisions pour dépréciations des éléments financiers

Classe 6: Comptes de charges

60 – Achats
61 – Services extérieurs
62 – Autres charges et services extérieurs
63 – Impôts taxes et versements assimilés
64 – Charges de personnel
65 – Autres comptes de charges
66 – Charges financières
67 – Charges exceptionnelles
68 – Dotations aux amortissements et provisions
69 – Charges exceptionnelles

Classe 7: Comptes de produits

70 – Ventes de produits
71 – Production stockée
72/73 – Production immobilisée
74 – Subventions d’exploitation
75 – Autres produits
76 – Produits financiers
77 – Produits exceptionnels
78 – Reprises sur dotations aux amortissements et provisions
79 – Transferts de charges

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L’autofinancement qu’est ce que c’est ?

On 8 septembre 2012, in Comptabilité, by admin

La capacité d’autofinancement (CAF) correspond à la capacité qu’à une société de se financer grâce aux ressources qu’elle tire de son activité. L’autofinancement doit donc être distingué des financements externes de l’entreprise (emprunts bancaires, émissions d’actions…).

Le résultat ne prend en compte dans son calcul des produits et charges ne se traduisant pas par des flux financiers. Ainsi, les amortissements ou les provisions ne constituent pas de flux financiers réels. En effet:
– dans le cadre des amortissements qui servent en fait à traduire la baisse de valeur d’un investissement. Le seul flux financier réel se déroule lors de la réalisation d’un investissement (ce mouvement pouvant correspondre aux salaires et diverses charges dans le cadre d’une production interne immobilisée).
– dans le cadre de provisions, le flux financier n’aura quant à lui éventuellement lieu que si ce qui avait été prévu se produit (ex: paiement des indemnités pour des licenciements préalablement prévus, provisions pour client douteux…).

L’autofinancement peut être trouvé sur la base:
– de l’excédent brut d’exploitation
– du résultat net

Comment le calculer ?

La formule permettant de calculer l’autofinancement et rendant ainsi possible l’évaluation de ce que l’entreprise peut financer grâce à la trésorerie positive qu’elle a dégagé est:

CAF = Résultat net
+ Dotations aux amortissements et provisions
– Reprises sur amortissements et provisions
+ Valeur nette comptable des éléments d’actifs cédés
– Produit de cession d’éléments d’actifs cédés
– Quote-part de subventions d’investissement virée au compte de résultat

La marge brute d’autofinancement

La marge brute d’autofinancement (MBA) aussi appelée Cash flow ne prend pas en compte les provisions. en effet elle considère les provisions si elles ne correspondent pas effectivement à un flux financier ont été enregistrées afin d’anticiper un risque (ex: facture impayée d’un client douteux). Par conséquent il est possible que l’entreprise les utilise effectivement. C’est pour cela que le MBA ne les intègre pas dans les sommes que l’entreprise peut disposer à sa guise (pour lancer des investissements, payer des dividendes…).

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