La capacité d’autofinancement (CAF) correspond à la capacité qu’à une société de se financer grâce aux ressources qu’elle tire de son activité. L’autofinancement doit donc être distingué des financements externes de l’entreprise (emprunts bancaires, émissions d’actions…).

Le résultat ne prend en compte dans son calcul des produits et charges ne se traduisant pas par des flux financiers. Ainsi, les amortissements ou les provisions ne constituent pas de flux financiers réels. En effet:
– dans le cadre des amortissements qui servent en fait à traduire la baisse de valeur d’un investissement. Le seul flux financier réel se déroule lors de la réalisation d’un investissement (ce mouvement pouvant correspondre aux salaires et diverses charges dans le cadre d’une production interne immobilisée).
– dans le cadre de provisions, le flux financier n’aura quant à lui éventuellement lieu que si ce qui avait été prévu se produit (ex: paiement des indemnités pour des licenciements préalablement prévus, provisions pour client douteux…).

L’autofinancement peut être trouvé sur la base:
– de l’excédent brut d’exploitation
– du résultat net

Comment le calculer ?

La formule permettant de calculer l’autofinancement et rendant ainsi possible l’évaluation de ce que l’entreprise peut financer grâce à la trésorerie positive qu’elle a dégagé est:

CAF = Résultat net
+ Dotations aux amortissements et provisions
– Reprises sur amortissements et provisions
+ Valeur nette comptable des éléments d’actifs cédés
– Produit de cession d’éléments d’actifs cédés
– Quote-part de subventions d’investissement virée au compte de résultat

La marge brute d’autofinancement

La marge brute d’autofinancement (MBA) aussi appelée Cash flow ne prend pas en compte les provisions. en effet elle considère les provisions si elles ne correspondent pas effectivement à un flux financier ont été enregistrées afin d’anticiper un risque (ex: facture impayée d’un client douteux). Par conséquent il est possible que l’entreprise les utilise effectivement. C’est pour cela que le MBA ne les intègre pas dans les sommes que l’entreprise peut disposer à sa guise (pour lancer des investissements, payer des dividendes…).

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Le prêt à taux zéro +, kézako ?

On 17 juillet 2011, in Non classé, by admin

Le prêt à taux zéro + est le successeur du prêt à taux zéro. Ce nouveau dispositif sera actif jusqu’au 31 décembre 2014 et pourra être sollicité auprès d’une banque. Il est réservé aux primo accédants c’est à dire les personnes qui achètent leur premier bien immobilier.

Que finance le prêt à taux zéro +

Le prêt à taux zéro plus pourra être utilisé pour financer:
- la construction d’un logement et l’achat du terrain
- l’acquisition d’un logement en vue de sa première utilisation
- l’aménagement de locaux non destinés à l’habitation
mais aussi pour:
- aménager un logement ayant déjà été occupé et y effectuer des travaux d’améliorations en cas de besoin
- acquérir un logement bénéficiant d’un contrat location – accession
- acheter un logement et simultanément des garages, jardins ou encore places de parking.

Attention ce prêt est soumis à conditions notamment de ressources.

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Voici une intervention plutôt intéressante relative au film Avatar et qui provient d’une radio catholique: «La planète Pandora flirte intelligemment avec toutes ces pseudo-doctrines qui tournent l’écologie en religion du millénaire. La nature n’est plus une création à défendre mais une divinité à adorer». Il est intéressant de constater une forme de concurrence entre le religieux et ce qui s’avère de plus en plus être une nouvelle croyance: le culte de la nature.
Dans le cadre de cette nouvelle religion la nature serait source d’harmonie, le bio une sorte de Saint Graal qui rapprocherait l’homme de la vie éternelle, le développement de l’activité humaine un sacrilège ce dernier ne pouvant se faire qu’au détriment du respect de cette sacro sainte nature.
S’il est vrai que l’homme pollue et qu’il doit faire le nécessaire pour limiter au maximum l’impact écologique de ses productions il ne faudrait pas dans le même temps glorifier outre mesure les bienfaits de la nature. L’homme peut nuire à la nature. Mais la nature peut elle aussi nuire à l’homme. A cet égard prenons l’exemple de ce qui pourrait paraître complétement inoffensif à savoir une pomme de terre.
Imaginons une pomme de terre qui a poussé au milieu de notre jardinet. Elle n’a jamais croisé la route d’aucun engrais ni fait l’objet d’aucune modification génétique. Lorsque nous la dégusterons elle aura un goût très particulier impossible à retrouver dans une pomme de terre achetée en supermarché. Bref ce sera la pomme de terre du bonheur alimentaire. Le fruit, ou plutôt le légume, vraiment issu de dame nature qui nous fournit toutes ces belles choses comme les oiseaux qui chantent le matin, la rosée sur l’herbe, les coquelicots…
Si à présent on regarde un peu plus objectivement notre pomme de terre que constate t’on. Cette pomme de terre à l’image d’autres solanacées contient de la solanine. C’est aussi le cas des betteraves rouges, des asperges, du soja, des petites pois, ou encore des châtaignes, des tomates…
La solanine est une substance au gout amer, généralement toxique. Elle est surtout présente dans les fleurs, les germes et la peau.
Comme nous l’apprend wikipedia la solanine peut provoquer « des maux de tête et vomissements suivis de douleurs abdominales et de diarrhée, avec fièvre et pression artérielle faible. Ces symptômes peuvent être suivis de signes d’atteinte neurologique plus graves : vertiges, tremblements, et le cas échéant hallucinations, agitations, etc. »
Dois t’on en déduire que manger des pommes de terre peut provoquer la mort. Bien sûr que non, c’est un excès de consommation qui pourrait la provoquer.
Il faut savoir que les toxines comme la solanine sont en moyenne 1000 fois plus présents dans les légumes que les traces de pesticides. Les pesticides en deviennent-ils inoffensifs, certainement pas, mais attention au fait de ne pas en déduire de conclusions trop hâtives sur les bienfaits de tout ce qui est naturel.

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Il existe beaucoup de fantasmes relatifs à une taxation du capital qui résoudrait beaucoup de problèmes français. Beaucoup nous expliquent qu’en taxant davantage le capital nous serions en mesure de permettre un départ à la retraite à 60 ans (voir 55 car qui peut le plus peut le moins), d’augmenter les dépenses de l’Etat… Bien que séduisante cette idée ne résiste pas à l’analyse des statistiques de l’économie française.

Tout d’abord il convient de s’entendre sur ce qu’on appelle les revenus du capital. Ces derniers sont majoritairement composés:

- des intérêts des comptes sur livrets, des comptes courants et des revenus obligataires

- des produits des contrats d’assurance vie

- des intérêts de Plan d’épargne logement (PEL), des plans d’épargne populaires (PEP), des plans d’épargne en actions (PEA), plans d’épargne d’entreprise

- des revenus fonciers (c’est-à-dire les loyers)

- des plus values mobilières

- des revenus des capitaux mobiliers.

Il y a également les revenus des livrets "sociaux" (livrets A, jeunes, épargne populaire) mais ceux ci sont exemptés de prélèvements.

Ces revenus représentent 75.7 milliards par an. Contrairement à ce que certains croient ces revenus font déjà l’objet d’une taxation à un taux de 30.1%. Cela signifie que sur les 75.7 milliards 22.7 sont déjà prélevés. Reste donc 53 milliards disponibles. Le déficit annuel permettant de conserver un système de retraite à 60 ans correspond à une dépense supplémentaire d’environ 30 milliards par an. Cela signifie que sur nos 53 milliards ne resteraient plus que 23 milliards disponibles. Ceci représentant un taux d’imposition de 70%.

Cette estimation ne tient pas compte de l’effet d’érosion qu’impliquerait un tel taux d’imposition. En effet avec un taux de prélèvement de 70% tout laisse à penser que ces produits d’épargne seraient délaissés. Ce phénomène réduisant la base taxable et par conséquent impliquant mécaniquement une nécessité d’augmenter le taux d’imposition.

L’étude des chiffres invalide par conséquent l’hypothèse d’une "solution miracle" découlant d’une taxation des revenus du capital.

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blocage du port 25 par Free

Débloquer l'envoi de mails par SMTP

Dans le cadre de la lutte contre le spam certains fournisseurs d’accès ont décidé de bloquer les envois de mails ne transitant pas par leur propre passerelle SMTP (protocole utilisé pour l’envoi d’e-mails). C’est ainsi que si vous disposez de votre propre nom de domaine vous pouvez par exemple vous retrouver dans l’impossibilité d’envoyer des messages à partir de votre outlook express ou de votre windows mail (que vous aurez au préalable dûment configuré).

Pour autoriser l’usage d’une passerelle SMTP tierce un petit paramétrage va être nécessaire. Ne vous inquiétez pas rien de bien compliqué. A partir de votre PC connectez vous à l’interface de gestion de votre freebox en tapant http://subscribe.free.fr/login/ dans votre navigateur.
Saisissez vos identifiants
Allez ensuite sur Internet
Vous trouverez alors un lien « Blocage du SMTP sortant », décochez cette case et validez
décochez la case blocage

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L'administrateur de biens est il au bord en cessation de paiements

L'administrateur serait en proie à d'importantes difficultés financières

Bon nombre de rumeurs et informations circulent actuellement concernant l’administrateur de biens qui gère les avoirs de quelques 400 000 copropriétaires. Soupçonné d’être au bord du redressement judiciaire le groupe composé de 120 syndics pourraient également faire l’objet d’un rachat par Nexity. Dans ce contexte incertain des copropriétaires clients de l’administrateur commencent à se poser des questions sur les risques auxquels il s’exposent en réglant leurs appels de fonds et se demandent notamment si ces fonds ne risquent pas d’être engloutis dans un éventuel naufrage. Ils se demandent par ailleurs si leur argent ne sera pas utilisé par l’administrateur pour essayer de maintenir le paquebot à flot (en s’en servant pour régler les dépenses courantes et salaires et donc pas les dépenses liées à leur copropriété).

Normalement les copropriétaires sont assurés de ne pas perdre d’argent. En effet tout administrateur a l’obligation de souscrire à des garanties qui assurent à ses mandants (les copropriétaires) de ne pas se retrouver floués si l’administrateur venait à disparaître.

Là où les choses se compliquent c’est que l’ARC (association des responsables de copropriétés) émet des doutes sur la solidité du garant d’Urbania: le groupement Français de caution. Apparemment peu connu cet organisme ne disposerait pas d’une base de clients et donc d’une surface financière suffisante pour couvrir un éventuel défaut d’Urbania.

Comme le montre bien les événements récents rien ne semble simple dans cette affaire Urbania. L’ARC demande par conséquent la plus grande vigilance et préconise à ses copropriétaires adhérents de vérifier si les fournisseurs intervenants dans leurs copropriété sont bien payés.

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Des comptes reflets pas très transparents

Des comptes reflets pas très transparents

Tout d’abord et en préambule à ce billet il est important de préciser que tout individu qu’il soit une personne physique ou une personne morale a droit à la présomption d’innocence. Les éléments liés à ce que les médias ont appelé l’affaire Urbania font l’objet d’une enquête préliminaire mais personne n’a pour l’instant fait l’objet de condamnations.
Ceci étant dit et posé en préambule il n’empêche que les pratiques de cet administrateur de biens (le 3ème plus gros administrateur français) illustrent un type de dérives et des pratiques plus que douteuses.
Voici le mécanisme qui avait été mis en place. La loi interdit aux gestionnaires de copropriété de faire travailler à leurs profits les fonds des copropriétés qu’ils gèrent. Cette trésorerie destinée à payer les charges courantes et les travaux représentent toutefois un énorme gâteau qu’il serait intéressant de faire fructifier. C’est pourquoi certains administrateurs en « partenariat » avec des banques ont inventé un formidable outil: les comptes reflets.
Qu’est ce qu’un compte reflet. Imaginons qu’un administrateur de biens gère le compte bancaire d’une copropriété et que ce compte soit créditeur de 100 000 euros. Ce compte ne pouvant produire d’intérêts au profit de l’administrateur il va se faire prêter par sa banque 100 000 d’euros sur un compte qu’il possédera. Cette somme étant garantie par les fonds appartenant à la copropriété. Ces 100 000 euros vont alors travailler et produire des intérêts qu’il pourra conserver.
C’est ce mécanisme de comptes reflets qui avait été mis en place entre la Société Générale et Urbania.

Le premier problème c’est que les fonds gérés par Urbania ont eu tendance à baisser. La Société Générale a alors sollicité l’administrateur en lui disant qu’il fallait qu’il augmente les fonds gérés de façon à ce qu’il soient à nouveau équivalents aux fonds mis à disposition sur les comptes reflets. Urbania semble être resté sourd à ces demandes.

Deuxième problème il semblerait qu’Urbania ait utilisé les fonds mis à disposition sur le compte reflet pour financer l’acquisition de cabinets d’administrations de biens. Initialement prévus pour produire des intérêts les fonds des comptes reflets auraient en fait servis à financer des investissements. Selon le Monde du 4 mai ces prélèvements auraient représenté 500 millions d’euros.

Dans cette affaire la société générale semble être exposée à hauteur de 200 millions d’euros. Cela est embêtant mais il faut tout de même avouer que prêter de l’argent à quelqu’un en se garantissant sur des fonds qui n’appartiennent pas à l’emprunteur peut exposer à quelques déconvenues. Le principal problème c’est que les copropriétaires ont assurément pâti de cette gestion ainsi comme le souligne l’UNARC (Union nationale des associations de responsables de copropriétés): « Pour obtenir le maximum d’argent à placer, le syndic va chercher à majorer par tous les moyens les trésoreries disponibles des copropriétés, ce qui va se traduire par un budget gonflé, des prestataires payés avec retard, le refus de placer l’argent au profit des copropriétaires, etc. »

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Comprendre la crise européenne

On 15 mai 2010, in Non classé, by admin

Suite à la crise financière mondiale de 2008 les états ont été confrontés à un effet de ciseaux. La situation économique a provoqué une baisse des rentrées fiscales (une partie de ces dernières étant indexées sur l’activité économique) et une hausse des dépenses publiques (afin de contrebalancer les effets néfastes de la crise). La conséquence de cette situation a été une forte augmentation des déficits publics avec mécaniquement une hausse du taux d’endettement.

A l’image des autres pays Européens la Grèce a elle aussi vu son endettement exploser. Or ce pays ayant une santé économique plus dégradée que celle d’autres états elle n’a pas tardé à faire naître des inquiétudes quant à sa capacité à rembourser ses prêts. La conséquence a été une hausse des taux auxquels le pays finançait sa dette, ce phénomène enclenchant une spirale infernale un taux d’intérêt plus important rendant encore plus difficile le remboursement des échéances et ainsi de suite.

Face à ce début de crispation l’Europe a mis un certain temps à réagir. Bloquée dans des tergiversations reflétant ses biais institutionnels les responsables ont hésité entre une aide directe, un appel au FMI… Conséquence les inquiétudes sur la Grèce ont trouvé un terreau sur lequel se développer et se répandre.

D’une inquiétude sur la Grèce les craintes se sont étendues aux pays les plus faibles de la zone euro: le Protugal, l’Espagne ou encore l’Italie. Dans ce contexte le cours de l’Euro (sorte de baromètre de la croyance dans l’avenir économique de l’Europe) a décroché.

La zone euro s’est alors trouvée confrontée à la plus grande crise de son histoire. Face à la situation elle a rompu avec tout ce qu’elle s’était interdit:
– permettre à la commission européenne de s’endetter
– faire acheter des dettes d’Etats européens par la banque centrale européenne
L’objectif était de rassurer les marchés et de faire baisser la pression. Le 1er bilan fut positif avant d’apparaître plus mitigé.

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Attention à la rentabilité des investissements Scellier

Pourquoi la finance est elle devenue si omniprésente ?

Depuis les années 70 les marchés financiers ont beaucoup évolués et ont vu leur poids économique croître de façon très importante. Cette évolution a été la conséquence de plusieurs changements dont notamment l’introduction des changes flottants, l’augmentation de l’endettement des pays industrialisés et également le choix d’un système de retraites par capitalisation notamment aux États-Unis.
Le passage aux changes flottants a créé un système où les cours des monnaies fluctuent et sont déterminés par des mécanismes de marchés (rencontre de l’offre et de la demande qui détermine un prix, en l’occurrence un cours).
Ces fluctuations pouvant déboucher sur des gains, une devise étant revendue plus chère qu’elle n’a été acheté un véritable marché des changes s’est mis en place.

L’augmentation des endettements a eu pour conséquence l’apparition des marché des taux d’intérêts. C’est à dire que les états devant trouver des fonds ils ont été obligés d’obtenir ces sommes auprès d’autres acteurs économiques. Or prêter de l’argent comportant un certain risque et ce risque n’étant pas le même selon le pays emprunteur ou selon la période s’est développé un marché du cours de l’argent, donc un marché des taux d’intérêts.

La mise en place des retraites par capitalisation (où l’on épargne pendant sa vie active de l’argent que l’on dépensera lors de sa retraite) a quant à lui fait gonfler de façon très importante les fonds cherchant à s’investir dans l’économie. Ces masses d’argent venant alimenter la croissance des marchés financiers.

Sous l’effet combiné de ces différents phénomènes les marchés financiers sont devenus une sphère beaucoup plus importante que la sphère dite de l’économie réelle, c’est à dire celle des échanges commerciaux.

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